Calès-46350-Le village

Visite du Village de Calès dans le Lot

Le village

Calès est un petit village situé dans le Parc Naturel Régional des Causses du Quercy, à quelques kilomètres de Rocamadour. Doté de belles bâtisses en pierre, il bénéficie également d’une position dominante sur la campagne environnante et de très beaux points de vue.

Le nom de Calès est apparu pour la première fois en 930 lorsque la paroisse fut donnée à l’abbaye Saint-Martin de Tulle. Le village a connu beaucoup de vicissitudes, notamment les pillages de la part des Anglais au XIVe siècle, puis les sévices des guerres de religion et les ravages de la peste. Au cours du XIXe siècle le village s’est repeuplé grâce à l’exploitation de vignobles maintenant disparus.

Aujourd’hui, Calès est un petit village typique du Causse avec un très beau patrimoine rural, tourné vers l’agriculture et l’élevage des brebis caussenardes.

Chaque année, le 1er mai, un important marché aux fleurs est organisé sur la place de l’Eglise.

A découvrir

Ses belles demeures en pierre du causse de type quercynois.

Son église paroissiale Saint-Jacques

Ses richesses naturelles ( vallée de l’Ouysse, moulin de Cougnaguet, résurgence du Gouffre de Saint-Sauveur ).

Eglise paroissiale Saint-Jacques

Quelques repères historiques :

Si les premiers signes d’occupation humaine sur la commune de Calès remontent à l’âge de Bronze et du Fer, puis à l’occupation romaine (grotte de Cougnaguet, tumuli du PechRoudé …), Calès entre dans l’histoire écrite avec son église. En 937, Adhémar, vicomte des Echelles, cadet des comtes de Turenne, laisse en effet à l’abbaye de Tulle ses possessions, parmi lesquelles se trouve l’église de Calès. Rome confirmera cette donation en 1144 puis, à nouveau, en 1154. 

Dans la deuxième moitié du XIIe siècle, soutenue par les moines de Rocamadour, l’abbaye d’Obazine (Corrèze) mène une politique d’expansion géographique jusqu’au sud de la Dordogne. Elle obtient des seigneurs du Haut Quercy le don de plusieurs terres et établit des granges à Calès et Bonnecoste.

La guerre de Cent ans fut fatale pour Calès, l’église est détruite en partie et le village est abandonné par les habitants.  Profitant d’un moment de répit, l’abbé d’Obazine achète une partie de Calès comme nouveau fief et propose à tous ceux qui souhaitaient venir l’habiter, de s’installer contre une rente.

Au XVIe siècle, l’église de Calès est rebâtie sur le même emplacement que l’ancienne. Toutefois, la moitié inférieure de l’abside et l’amorce des murs de la nef pourraient appartenir à l’édifice roman d’origine (XIIe siècle).

En septembre 1606, l’abbé d’Obazine prend entière possession de la paroisse de Calès.

Alors que le pèlerinage vers Compostelle prend son essor, l’abbaye corrèzienne dédie plusieurs nouveaux sanctuaires paroissiaux à Saint Jacques le Majeur expliquant sans doute l’origine du Saint Patron de Calès. 

Quelques éléments sur l’architecture de l’église de Calès :

Saint Jacques de Calès a conservé son sobre chœur roman du XIIe siècle. Au cours du XVIIe ou au début du XVIIIe siècle, une nouvelle nef a été édifiée et les baies du chœur ont été élargies.

A la fin du XVIIIe siècle, deux chapelles ont été ajoutées :  l’une au nord, l’autre au sud (la date de 1771 est inscrite sur le linteau de la chapelle sud, côté cimetière). Au nord, la chapelle mariale a toujours son bel autel.

En 1871, le vieux clocher-mur est reconstruit et des vitraux installés. Enfin en 1973, l’autel de pierre du XIIe siècle est replacé au milieu du chœur dont les pierres avaient été mises à nu l’année précédente.

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