Arreau (Htes-Pyrénées)

Arreau-Htes-Pyrénées

Arreau (703 m d’altitude),  est une commune française située dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie. Ses habitants sont appelés les Aurois.

Elle est située à la confluence des vallées d’Aure et du Louron et de leurs rivières respectives, la Neste d’Aure et la Neste du Louron, elle compte aujourd’hui  850 habitants.

Le bourg s’est étendu autour du sanctuaire roman dédié à Saint-Exupère. Entre le XIIIe et le XVe siècle, il fut une petite place stratégique au débouché des deux vallées, avec le château fort (château de Ségure) mais s’est développé dès le XVIe siècle grâce à ses foires et marchés, comme en témoigne la présence d’une mairie-halle. La situation topographique entre le Col d’Aspin et le Col de Peyresourde et l’avènement du thermalisme ont fait d’Arreau depuis le XIXe siècle un lieu de passage touristique et un lieu régulièrement fréquenté par le Tour de France cycliste.

Arreau dispose d’un patrimoine exceptionnel avec entre autre :

La maison des Lys  (monument historique classé.)

Cette magnifique maison gothique a été construite à la fin du XVIe siècle. On remarque en façade le marbre gris finement sculpté, les deux étages en encorbellement et les colombages ornés de lys.

La chapelle Saint-Exupère  (monument historique classé.)

Fleuron de l’Art religieux des Pyrénées, la chapelle Saint-Exupère doit son nom à ce paysan d’Arreau qui devint le sixième évêque de Toulouse. Son œuvre politique s’allie avec son œuvre hospitalière. Il créa les hôpitaux de l’Hôtel-Dieu et de la Grave à Toulouse.

A  Arreau, le sanctuaire primitif, enfoui lors d’une crue de la Neste du Louron, est remplacé par cette chapelle au porche roman (X-XIIe siècles). Le clocher octogonal et la nef (XVIe siècle) aux arcatures gothiques sont d’une structure exceptionnelle.

L’église Notre-Dame  (monument historique classé.)

L’Eglise paroissiale au chevet roman possède un clocher en forme de tour carrée aux fonctions défensives.

Elle fut dédiée à Sainte-Catherine jusqu’au XVIIIe siècle. A cette époque, la construction d’un rétable à l’éloge de l’Assomption de la Vierge (atelier Ferrère) la consacra à Notre-Dame.

En 1844 fut ouvert dans le clocher, le portail monumental.

L’Eglise abrite une splendide Piéta du XVIe siècle.

Le château des Nestes  (monument historique inscrit.)

L’architecture du Château rappelle dix siècles de l’histoire de la Vallée d’Aure. Bâti sur l’enceinte qui clôturait le quartier de la Neste du Louron, il servait de protection au sanctuaire voisin dédié à Saint-Exupère. Cet édifice militaire et hospitalier faisait office de commanderie. Il prend le nom du Château Camou (“terre d’eau”) du fait de l’humidité des lieux.

Sa tour centrale surmontée d’un clocheton en bois (XIXe siècle) servit d’observatoire astronomique familial.

La mairie-halle  ( monument patrimoine remarquable )

L’ensemble mairie-halle a été construit en 1932 sur l’ancienne halle en bois datant du XVIe siècle. Le rez-de-chaussée est, occupé par la halle, destinée à abriter le marché hebdomadaire du jeudi, l’étage par les services administratifs de la mairie. Les murs extérieurs sont décorés par de faux pans de bois reprenant le style de nombreuses maisons auroises. Un clocheton avec petit toit surmonte l’édifice et abrite une horloge à 3 faces.

Le château de Ségure  ( monument patrimoine remarquable )

Le château est dominé par une tour carrée du XVIe siècle construite sur le roc et correspondant probablement au donjon du XIIe siècle. En front de Neste, le bâtiment à croisillons de bois et armoiries martelées comprenait une salle d’armes au rez-de-chaussée et une salle de police au premier étage.

A la veille de la Révolution, Louis Hector, dernier descendant des de Ségure, entra chez les mousquetaires du Roi et se battit en Bohème, en Italie et au Portugal. Il mourut dans les jaules espagnoles.

La maison Féraud  ( monument patrimoine remarquable )

Cette demeure datant du début du XIXe siècle est liée à l’histoire de cette ancienne famille Féraud. Jean fut député à la Convention et François préfet des Hautes-Pyrénées et député au XIXe siècle.

Cette grosse demeure de notable est constituée de 2 bâtiments, l’un de 5 travées, l’autre de 10 travées.

L’élévation sud se distingue par son décor de charpente et de menuiserie.

Le gâteau à la broche

L’origine du gâteau à la broche est très controversée.
Une tradition l’attribue au maître pâtissier du roi de Prusse qui l’aurait créé dans les années 1790 à Salzwedel.
Il aurait été ramené en France par les armées de Napoléon de retour du Caucase.
Il fut tout de suite adopté par les populations rurales des Pyrénées.
Traditionnellement préparé pendant les soirées d’hiver, c’est surtout un gâteau de fête qui sert à saluer les grands événements de la vie : mariages et baptêmes.
Sa forme conique, pourvue de « piques » est liée au mode de préparation : de la pâte liquide versée sur une broche de forme conique, tournant plus ou moins rapidement à proximité d’une source de chaleur.
La pâte se solidifie comme une crêpe, formant un anneau prolongé par des excroissances en stalactites autour de la broche.
Le processus est répété plusieurs fois de manière à constituer, couche après couche, le gâteau.
Il sera découpé horizontalement du haut vers le bas révélant les anneaux dorés caractéristiques de la cuisson.
En France, on le trouve dans le Massif Central et dans les Pyrénées.
La tradition du gâteau à la broche est particulièrement répandue dans l’Aveyron.
La Confrérie du Gâteau à la broche sise à Arreau (Hautes-Pyrénées) organise chaque année, en juillet, la Fête du gâteau à la broche.

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