l’Ouysse: balade dans la vallée

Balade en vallée de l’Ouysse

 Le cours de la rivière

L’Ouysse prend sa source dans le nord du département du Lot, sur le territoire de la commune d’Anglars. La longueur officielle du cours d’eau est de 41,122 km, mais cette longueur est certainement sous-évaluée .

Un réseau très ramifié collecte les eaux du Ségala et du Limargue, jusqu’à la limite nord-est du causse de Gramat. Son parcours devient ensuite souterrain et draine de vastes étendues calcaires. Il ne subsiste alors en surface que de grandes vallées sèches, parfois des canyons, comme à Rocamadour, qui sont les témoins de son cours fossile. La rivière ressurgit à l’ouest du causse pour se jeter dans la Dordogne.

Le cours de l’Ouysse peut se diviser en trois grandes parties :

  • une première, aérienne sur neuf kilomètres, de sa source près d’Anglars jusqu’aux pertes de Thémines ;
  • une seconde, souterraine, de Thémines aux résurgences de Cabouy, Saint-Sauveur et Font-Belle, en aval de Rocamadour ;
  • une troisième, aérienne, des résurgences jusqu’à son confluent avec la Dordogne, à Lacave.

 

Au cours de notre balade, nous avons successivement découvert: les pertes de Thémines, la gourgue et la salle capitulaire d’Issendolus, la perte du saut de la Pucelle, la résurgence de Cabouy.

Etant donné la diversité des lieux, nous pourrons faire d’autres découvertes au cours d’une prochaine balade.

C’est à Thémines que l’Ouysse, cette rivière mystérieuse, s’enfonce dans les entrailles de la terre. Près de l’une des pertes, on peut voir les ruines d’un ancien moulin dont il ne reste que des pans de murs et quelques meules.

Voir les photos ci-dessous :

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Nous nous sommes ensuite rendus à l’Hôpital Beaulieu. L’Hôpital-Beaulieu est actuellement un lieu-dit dépendant de la commune d’Issendolus.

Au fond du village, un ruisseau qui vient du nord, après 3 kilomètres de cours seulement, alimente un étang en partie artificiel. Le trop-plein de cet étang s’écoule par une bonde, et va se perdre, au bout de quelques mètres, entre de grands arbres, dans une sorte de ravine, parmi des fissures invisibles, qui l’absorbent sans écume et sans bruit : ici la perte se produit dans la terre même.  Le nom local du ruisseau est la Gourgue.  L’étang sert de lavoir

Au milieu du village, des vestiges d’un grand ensemble architectural datant pour les parties les plus anciennes du XIIIe siècle y sont encore visibles. Du couvent de religieuses maltaises relevant de l’ordre des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, il ne reste plus que les ruines de la salle capitulaire. Elle se divise en deux nefs de trois travées. Les nervures des voûtes d’arête retombent sur deux faisceaux de colonnettes dont un seul a gardé son aspect primitif. La salle capitulaire communiquait par trois baies avec un cloître dont il ne reste plus que les ruines. Ces baies étaient décorées d’archivoltes multiples retombant sur autant de colonnettes. Une seule, celle du milieu, est restée dans son état primitif. L’une des deux autres a été transportée à Rocamadour.

La perte du saut de la Pucelle 

Le gouffre du Saut de la Pucelle se trouve à 5 kilomètres au nord-ouest de Gramat et à 400 mètres avant l’embranchement de la route de Rocamadour (D36)3. Il marque les limites des communes de Gramat, Rignac et Rocamadour. La route D840 passe juste au-dessus de l’entrée de la cavité dont le porche s’ouvre 10 mètres en contrebas.

Ce porche d’entrée d’environ deux mètres de hauteur permet l’accès à une galerie, large de quatre mètres et haute de trois au sol couvert de galets.

Le  gouffre est une perte où le ruisseau de Rignac s’engouffre pour former  une  rivière  souterraine.  Celle-ci  se  développe  sur  une  distance  d’environ  2900 mètres jusqu’au siphon terminal avec un dénivelé de 160 mètres.

La résurgence de Cabouy.

La résurgence de Cabouy se trouve dans la vallée sèche de la Pannonie, à trois kilomètres de Rocamadour.  Cette résurgence  marque le départ de l’Ouysse aérienne. C’est un trou d’eau d’environ 30 mètres de diamètre entouré de  végétation.

Une station de pompage pour l’alimentation en eau potable est installée aux abords de la nappe d’eau.

À l’étiage, aucun courant n’est observé en aval vers le lit du ruisseau donc peu d’eau s’en écoule.

A quelques mètres de la résurgence se trouvent les ruines d’un ancien moulin.