014 -Voyage dans le Cantal

Riom ès Montagne-Lugarde

Sortie entre Corrèze et  Cantal le 14/05/2019

avec le Club Amitié-Loisirs de 46200 Souillac

Ce sont 48 personnes des Clubs de Souillac et de Gignac qui ont pris la route vers Bort les Orgues, première étape de la journée, où nous étions attendus pour une visite guidée du Musée de la Tannerie et du Cuir.

Bort les Orgues comptait à la fin du 19ème siècle de nombreuses petites industries telles que soieries, chapelleries et plusieurs tanneries : en 1880, Mr Brun crée sa propre tannerie, en annexe de sa fabrique de galoches.

Au fil des ans, l’affaire prospère et en 1960, la tannerie emploie alors 600 ouvriers, venant de la localité, mais également des communes voisines du Cantal et du Puy de Dôme.

L’emplacement des Tanneries dans cette ville était stratégique car pour fonctionner, l’usine avait besoins de beaucoup d’eau prélevée dans la rivière Dordogne proche. Ensuite la région est une terre d’élevage, ce qui permettait  d’avoir la matière première à proximité.

Dans les années 70, les premières difficultés apparaissent, résultant de la concurrence des autres pays et de l’arrivée sur le marché de produits de substitution au cuir. En 1991, les tanneries de Bort ferment définitivement leurs portes.

Une association de bénévoles, dont la plupart étaient d’anciens tanneurs, ont souhaité faire connaître et témoigner de ce passé industriel et en 1996, le musée a ouvert ses portes sur le site même des anciennes tanneries.

Pendant plus d’une heure, notre guide nous a fourni toutes les explications sur les différentes étapes qui transforment en cuir les peaux brutes (de bovins uniquement).

A leur arrivée à l’usine, les peaux étaient lavées, débarrassées des impuretés, de leur chair et de leur graisse, puis tannées ( le tannage consiste à rendre les peaux imputrescibles).  Avant 1910, cette opération s’effectuait à l’aide de poudre de chêne (le tan) ; on utilisera ensuite des sels de chrome.

 Le « refendage » avait pour but de séparer l’épaisseur de la peau en deux parties, l’une du côté chair appelée « croûte », l’autre côté peau, c’est la « fleur de cuir ».

Les peaux subissent ensuite plusieurs traitements : teinture, séchage, assouplissement.

A cette époque, 6 semaines étaient nécessaires pour produire des cuirs.

Cette visite, nous a permis de connaitre les différentes appellations du cuir : la pleine fleur, c’est  « le must », une peau sans défaut, qui a gardé son épaisseur d’origine, rare et …chère ! Le nubuck, cuir qui a subi un ponçage et présente un aspect velouté très fin. Le cuir velours (ou imitation daim), s’obtient en ponçant le côté chair de la fleur.

D‘imposantes machines étaient utilisées pour ces opérations.

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Notre groupe se dirige ensuite vers un restaurant proche pour déjeuner.

 Après un repas fort apprécié de tous, nous nous dirigeons vers  Riom ès Montagnes pour un embarquement à bord du Gentiane Express afin de regagner le petit  village de Lugarde.

A son bord nous partons pour un voyage au cœur du Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne.

Ce train touristique au charme d’antan nous conduit jusqu’aux vastes étendues sauvages du plateau du Cézallier, à 1012 mètres d’altitude, terre de prédilection de la grande gentiane jaune.

Découverte de paysages d’estive, viaduc de Barajol, troupeaux de vaches Salers, gares d’autrefois, panoramas sur les massifs du Sancy et du Cantal.

Terminus au village de Lugarde dans le Cantal.

A l’arrivée nous reprenons le car pour le retour à Souillac.

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