Cahors Le Pont Valentré

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Le Pont Valentré

Le pont Valentré, également appelé pont du Diable, est un pont fortifié du XIVe siècle franchissant le Lot à l’ouest de Cahors. C’est un rare exemple d’architecture militaire française de cette époque, et l’un des plus beaux ponts médiévaux fortifiés subsistant encore.
D’une longueur de 138 mètres, comporte six arches principales gothiques, trois tours carrés à trois étages, dominant le Lot de 40 mètres, et deux châtelets. Celui de l’ouest a presque entièrement disparu ; celui de l’est a vu son caractère défensif accentué par des modifications apportées au xxe siècle. Chaque passage sous les tours pouvait être fermé par deux vantaux et une herse. En outre, les entrées du pont étaient défendues par des barbacanes, aujourd’hui disparues. Les piles du pont sont renforcées par un avant-bec aigu qui, au niveau du passage, forme une plate-forme crénelée permettant des tirs de flanquement pour protéger le tablier du pont. Cet ensemble a été suffisamment dissuasif pour n’avoir jamais été attaqué.
Ce magnifique monument historique a été inscrit au patrimoine mondial de l’U.N.E.S.C.O. en 1998

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La légende du diable

 Sa construction s’étant éternisée de 1308 à 1378, une légende se répandit :
La légende du pont de Valentré raconte en effet que le maître d’œuvre, exaspéré par la lenteur des travaux, signa un pacte avec Satan en échange de son âme. Celui-ci devait mettre tout son savoir-faire au service de la construction tout en exécutant les ordres. Le pont s’éleva rapidement, les travaux s’achevèrent et le contrat arriva à son terme. Pour ne pas être damné, le maître d’œuvre demanda à Satan d’aller chercher de l’eau, à la source des Chartreux, pour ses ouvriers, avec un crible. Bien sûr, Satan échoua et perdit son marché. Décidé à se venger, le diable vint chaque nuit desceller la dernière pierre de la tour centrale, dite tour du Diable, remise en place à chaque fois par les maçons.
De 1867 à 1879, l’architecte Paul Gout, répara et restaura avec soin le pont. Dans l’emplacement de la dernière pierre resté vide, il fit apposer une pierre sculptée à l’effigie du démon qui, depuis lors, reste désespérément accroché, les griffes prisonnières du ciment.

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